À l’adresse des acteurs politiques français
Tortures, exécutions, destructions ; halte à la barbarie anti-arménienne
Endeuillée, amputée, appauvrie, seule pour panser ses plaies. Après un bref intérêt médiatique, la nation arménienne est retombée dans l’oubli total.
Plus de 3 mois après le cessez-le-feu, au moins 200 prisonniers de guerre n’ont pas été rendus par l’Azerbaïdjan, et de nombreuses vidéos qui circulent font craindre le pire aux familles des disparus. Tortures, dépeçages de corps humains, exécutions sommaires ; les images sont insoutenables.
Certains civils ayant préféré rester sur leurs terres du Haut-Karabakh ont été eux aussi malmenés ou torturés ; comment ne pas repenser avec effroi à ce vieil homme auquel des soldats azéris ont coupé les oreilles en se filmant avec des rires sadiques ?
Loin d’ignorer ou de condamner cette situation, les autorités turques et azerbaïdjanaises favorisent l’anéantissement du patrimoine arménien et l’installation de jihadistes syriens. Cimetières, khatchkars, églises ; les détériorations ou destructions se multiplient dans le silence de la communauté internationale.